
Je voudrais décerner en votre présence le prix de l'affiche moche. Analysons-la ensemble si vous le voulez bien. Nous retrouvons la tête d'une fille effrayée (certainement l'héroïne !), une main qui tient un téléphone (visiblement pas la main de la fille en question vu la couleur/luminosité), des doigts pourris qui euh... sont sur l'épaule de la fille on imagine, et en arrière plan une screenshot du film représentant une fantômette qui marche sur le plafond. On remarquera aussi les caractères vert fluo de "One Missed Call" (qui nous font remarquer qu'il s'agit peut-être de l'édition destinée à la vente en Amérique/Angleterre vu la traduction), accompagné d'une petite phrase "Ring...ring...ring...." visant à nous faire comprendre qu'il s'agit d'une histoire en rapport avec des téléphones et des appels, au cas où on n'aurait pas compris.
Bref, tout ça nous rappelle que photoshop n'est notre ami que lorsqu'on sait s'en servir !
Chakushin Ari, c'est l'histoire d'une espèce de malédiction qui se répand grâce aux téléphones portables. On raconte qu'une femme est morte dans d'étranges circonstances et qu'elle a transmis une malédiction en appelant au pif quelqu'un dans son répertoire... ou quelque chose dans le genre. Toujours est-il que l'histoire commence avec Yumi, l'héroïne, qui parle avec une amie à elle du décès d'une camarade de classe de cette dernière. Elle aurait reçu un message l'avertissant de sa propre mort deux jours avant de mourir... Ah ces japonais et leurs légendes urbaines !
Sauf que.
Le téléphone de l'amie de Yumi (qui se nomme Yoko si mes souvenirs sont exacts) se met à sonner... mais pas avec sa sonnerie habituelle. Une sonnerie genre boîte à musique assez stressante et pas très rassurante. Yoko ne répond pas... et écoute le message laissé. Celui-ci est daté du surlendemain et c'est sa propre voix qui parle ! Elle s'entend dire quelque mots... et lancer un hurlement voulant à peu près dire "oh mon dieu c'est horrible on dirait que je vais mourir !".
Deux jours passent et Yoko meurt exactement à l'heure où le message a été envoyé deux jours auparavant, au téléphone, après avoir dit exactement les mots qu'elle avait entendu (et crié aussi). Je ne vous dirai pas comment, mais elle s'est retrouvée sous les rails d'un train et c'est son bras coupé qu'on voit composer un numéro sur le portable qu'il tenait toujours...
Charmant.
Mais la malédiction se répand encore et encore, touchant les proches de Yumi (camarade de classe et compagnie). Un gros bonbon rouge est découvert à côté de la tête des victimes à chaque fois... étrange...
Comme tout héroïne qui se respecte, et craignant quand même un peu pour sa vie, Yumi décide de mener sa petite enquête et rencontre en chemin Machin, qui lui raconte que sa soeur est décédée dans les mêmes circonstances. C'est-à-dire bizarrement. Ils se mettent donc à enquêter ensemble et à vivre/voir des choses franchement dégueux (une mort médiatisée (vous verrez bien comment si vous regardez le film) bien dérangeante étant donné qu'on voit pas tout ce qui se passe...) et à remonter à la source du problème.
Et évidemment, à la fin, et comme souvent dans les films japs, bah c'est pas ce qu'on croyait.
Mon avis sur la question après avoir raconté en gros ce qui se passait : c'est vraiment un film qui pourrait bien faire flipper les japonais, surtout les jeunes, étant donné l'utilisation qu'ils ont du téléphone portable. Ce film pourrait tout aussi effrayer nos djeuns occidentaux vu qu'ils sont eux aussi bien accrocs à leur portable, mais dans l'ensemble ce film ne fait pas peur. C'est juste parfois un peu dérangeant et ça fait parfois sursauter.
Je donne donc un 7/10 et range Chakushin Ari dans la catégorie "Sympathoche" à regarder quand on veut se donner des frissons mais pas trop !
Juste la cover donne pas envie... Le problème avec ce genre de film qui implique de la nouvelle technologie, c'est que c'est très, voire trop, souvent pas crédible. Je sais pas pourquoi mais ça sonne toujours très faux.
RépondreSupprimerBon, sur ce, je vais regarder Ju-rei parce que tu sais quoi ? Je suis toute seule à la maison ce soir donc je vais essayer de me faire peur. Je dis bien essayer...